Historique

Historique de CUSSY-en-MORVAN

Cussy apparait pour la première fois dans l'histoire écrite, le 25 juillet 936. A cette date, Louis IV, fils de Charles-le-Simple, confirmait l'église d'Autun dans la possession de la terre de Cussy (Cociacum).

Cussy est un toponyme commun en France, principalement en Bourgogne. Neuf communes portent le nom de Cussy ou Cussey : Cussy-le-Chatel, Cussy-la-Colonne, Cussy-les-Forges en Côte d'Or, Cussy-les-Forges dans l'Yonne, Cussey-sur-Sison et Cussey-sur-l'Ognon dans le Doubs, Cussy-en-Morvan en Saône et Loire, Cussy dans le Calvados, Cussey en Indre-et-Loire. Il faut ajouter à cette liste un grand nombre de hameaux : ainsi, dans notre Morvan, le hameau de Cussy à Villapourçon. Tous les toponymes de type Coucy, Cuissay, Cussac... ont certainement la même étymologie que notre Cussy, et elle est incertaine. Selon Dauzat et Rostaing (Dictionnaire des noms de lieux de France - Paris - Larousse 1963) l'origine serait un nom d'homme, Cussius (le propriétaire gallo-romain du domaine auquel il aurait laissé son nom ?) Notre toponymiste bourguignon Gérard Taverdet (les noms de lieux de Bourgogne - Saône et Loire - CRDP - Dijon 1991), sans écarter l'hypothèse précédente, pense à la possibilité d'un dérivé du latin cortis (domaine).

  • Dès 936 Cussy-en-Morvan se nommait COCIACUM (puis CUCEIUM, CUCE). Cussy est un toponyme commun en France. L'origine serait soit le nom d'un propriétaire gallo-romain : Cussius, soit un dérivé du latin cortis (domaine).
  • Fin du Xème siècle, existence de la maison-forte de Cussy, château sur motte avec tour en bois, ceint de fossés, résidence des Sires de Roussillon.
  • Au XIème siècle, Cussy relevait de la châtellenie de Glane, incluant la baronnie de Roussillon.
  • En 1180, Alix de Glane épouse Jean 1er de Châtillon-en-Bazois et lui apporte la châtellerie de Roussillon.
  • Au XIIIème siecle, la paroisse de Cussy est partagée entre plusieurs fiefs. Le fief de Marey existe en 1146.
  • En 1271, Jean de Châtillon, seigneur de Roussillon, et sa femme Isabeau reprennent le fief du Duc de Bourgogne pour Cussy et son Marché, déjà d'une certaine notoriété commerciale. Cussy était appelé Cucei.
  • 1298, les héritiers aliènent des fractions successives de la châtellenie aux Ducs de Bourgogne. Les fiefs et arrière-fiefs (Marey, Les Jours, Fretoy...) sont également cédés, contribuant à démembrer la seigneurie et donc le territoire de Cussy.
  • 1328-1331 : Traité dans lequel sont fixées les limites territoriales sur d'antiques divisions. Les limites paroissiales de Cussy au Nord-Ouest et au Nord sont encore celles d'aujourd'hui. Elles séparent Cussy de Gien-sur-Cure et de Ménessaire, et les départements de la Saône-et-Loire de la Nièvre et de la Côte d'Or.
  • 1350 : "Le Bourg de Cussy-en-Morvan endroit le plus important de l'antique baronnie de Roussillon en est devenu le chef-lieu. On y rend la justice dans un vaste bailliage. Le juge-châtelain connaît toutes causes comme celui d'Autun"
  • 1371 : Reconstruction de la Halle de Cussy.
  • 1473 : Première étape de la réunification de la baronnie de Roussillon dans son état initial.
  • 1555 : Lettres d'affranchissement de toutes les conditions serviles des habitants de la terre, seigneurie et châtellenie de Roussillon.
  • 1568 : Réunification de la baronnie de Roussillon, y compris pour Cussy avec la terre de Marey.
  • 1630 : La chapelle de Montcimet (Cussy) est érigée (Saint-Sébastien) comme cinquième clocher
  • 1685 : Révocation de l'Edit de Nantes - départ des protestants
  • 1790 : Elaboration des structures et limites de la nouvelle commune de Cussy-en-Morvan (encore celles d'aujourd'hui) reprenant pour l'essentiel celles de 1328 et 1331 et pour le surplus, épousant des tracés antiques (voies gauloises, voies romaines, etc...)
  • 1878 : Naissance à Cussy de Louis CHARLOT (1878-1951) Artiste peintre de renom.
  • 1887 : Construction du bâtiment écoles pour 180 élèves
  • 1890 - 1920 : grosse diminution de la population due :  1) aux expatriements vers les villes pour le travail    2) à la Guerre 14/18  3) à la chute du taux de natalité
  • 1920 - 1945 : installation de la Mairie puis de la Poste, Télégraphe, Téléphone dans une partie devenue désaffectée du bâtiment école, nouvelle diminution de la population due à la Guerre de 39/45
  • 1945 - 2001 : nouvelle diminution de la population, modification des écoles, déplacement puis agrandissement du cimetière, travaux sur l'Eglise, réfection cour école, travaux de captages d'eau potable avec construction d'un réseau et de réservoirs, création de la communauté de communes des Trois Vallées, approbation d'un Plan d'Occupation des Sols
  • 2001 à 2017 : très nombreux travaux : création d'une salle Animation Culturelles puis d'une salle des fêtes dans une partie des magnifiques préaux voûtés désaffectés, réfection bascule et différents points d'eau / fontaines et lavoir, création de sanitaires publics, Regroupement Pédagogique Intercommunal, dissolution de la Communauté de Communes des Trois Vallées et adhésion à la Communauté de Communes de l'Autunois devenu Grand Autunois Morvan, création d'une garderie et modernisation du restaurant scolaire, construction d'un bâtiment technique à la Forge, aménagement de l'ancienne Poste en Agence Postale Communale, aménagement de la Place du Champ de Foire avec construction d'un mur en maçonnerie cyclopéenne - plantation d'arbres avec la création de 6 aires de pique-nique, réfection complète de la façade du bâtiment Mairie en respectant scrupuleusement l'architecture de 1887, aménagement d'un cabinet médical, travaux divers dans les bâtiments /les logements communaux / l'église et l'épicerie, création du Square du 19 mars, aménagement du site historique de la Croix Charbon avec panneau explicatif, construction d'un abri bus conforme aux prescriptions du PLU, plantation d'un arbre de la laïcité avec les Délégués Départementaux de l'Education Nationale, aménagement des accès réglementaires pour Mairie-école-garderie-restaurant scolaire, modification du Plan d'Occupation des Sols devenant un Plan Local d'Urbanisme, étude du zonage d'assainissement, travaux sur la chapelle de Montcimet, nombreux travaux de voirie ( quelquefois avec la DRI et la Communauté de Communes), routes, places, hameaux, création d'un dizaine de plateformes de dépôt,

Préhistoire :

La présence humaine n'a laissé d'autres traces à Cussy que la découverte isolée d'une hache polie en diorite verte, au lieu-dit les Accloux : elle est restée dans une collection particulière, et les vestiges de mines d'or et autres minerais au lieu-dit "la Raie Creuse" et "la Forge".

Epoque gallo-romaine :

L'instituteur Rousselet, à la fin du XIXème siècle, signala à la Société Eduenne la présence d'un habitat important, malheureusement sans préciser l'emplacement. Nous avons appris en 1972 par M. Clément, habitant Montloiron, décédé en 1979, que la hauteur du Coutereau, au Nord-Est du bourg, était autrefois couverte de ruines que l'on acheva de démolir, au XIXème siècle, pour en récupérer les pierres. On y a trouvé également des sépultures, des armes, des monnaies. Une monnaie en bronze de l'empereur Marc Aurèle a été donnée au Musée Rolin par M. Clément. Le Coutereau, bien installé sur un plateau élevé, est peut être l'emplacement primitif de Cussy, qu'il domine de cent mètres.

Près des Bouaux, des tuiles et des monnaies du IIIème siècle, sur un escalier de pierres s'enfonçant en terre, ont été découvertes vers 1970.

Signalons encore un habitat rural mis au jour, vers la même époque, près de la route romaine, entre le Vernois et la Croix de Chèvre, par M. Louis Febvre, agissant alors sous la direction du docteur Olivier. Peu de temps après, nous avons trouvé en prospection, dans le ruisseau du Grand Vernet, quelques tessons de céramique noire lissée, du 1er siècle avant J.C., avec un clou forgé de 6 cm et des débris de tuiles romaines.

Enfin Cussy est longé et traversé par un réseau de voies romaines et gallo-romaines très important.

La voie romaine d'Autun à Orléans par Lormes et Entrains venait d'Autun par la Petite-Verrière. Les paroisses d'Anost et de Cussy en ont fait leur limite, de la Chaume à Montcimet. Elle se dirige ensuite sur Planchez par les sources de la Cure, où M. Parain a réalisé une coupe de la chaussée en 1995.

Le Docteur Olivier a identifié deux itiniraires parallèles joignant les vallées de la Cure et du Ternin. L'un venant de Gien-sur-Cure suivait approximativement la limite Cussy - Ménessaire, puis était recouvert par la D302 jusqu'à la Croix de Montloiron, allait ensuite au sud par Thivelle, la Guenarde, le Moulin de Cussy et Vignerux, pour remonter jusqu'à la Croix de Besbe et redescendre sur Sommant. L'autre, depuis Gien-sur-Cure, tendait directement vers la Croix-de-Chèvre et descendait sur le Vernois, puis, presqu'en ligne droite, par Vismogey, le Thil et les Bouaux, rejoignait l'itiniraire précédent à Vignerux.

Citons encore deux transversales : l'une, de Montcimet à Chissey-en-Morvan, reliait la voie romaine Autun-Orléans à la voie romaine d'Autun à Quarré-les-Tombes. Elle passait par les Jours, la Guenarde, Cussy, la Croix Courtépée, Faye et Ruisselle ; l'autre, de Montcimet à la Croix-de-Chèvre, rejoignait la voie Bibracte - Alésia. Elle continuait, sur toute sa longueur, la limite entre Cussy et Anost.

Epoque médiévale :

Les vestiges en sont plus nombreux, et surtout plus perceptibles. Tout d'abord l'église : Le terre de Cussy ayant été donnée à l'église d'Autun, c'est-à-dire à l'Evêque, en 936, la constitution d'une paroisse et la construction d'une église a suivi de peu. Mais où était-elle ? Peut-être à l'emplacement de l'église actuelle. Celle-ci a d'abord été placée sous le vocable de Saint-Léger, évêque martyr d'Autun au VIIème siècle. Elle était rattachée à l'archiprêtré d'Autun. L'évêque transmit le patronage de la cure au chapitre de la cathédrale d'Autun en 1425. C'est alors que fut construite l'église que nous voyons aujourd'hui, et qui fut placée sous l'égide de Saint Pierre et Saint Paul. Elle fut modifiée, agrandie au XVI siècle et en 1851. Elle contient des statues de pierre et de bois classées Objets Historiques. Le plus ancien curé de Cussy dont on ait retrouvé le nom est Pierre de Villersexel, cité dans le testament de l'évêque Jean d'Arcy, en 1344.

Avant la Révolution, Cussy était une paroisse très riche, même si les habitants ne l'étaient guère. Le bénéfice de la cure était le plus important de la région.

Les fiefs de Cussy :

A l'époque féodale, Cussy faisait partie de la baronnie de Roussillon. Le château des seigneurs de Roussillon se dressait sur la hauteur qui surplombe le confluent des ruisseaux d'Anost et de Cussy. (il est sur la commune d'Anost). Le seigneur de Roussillon était suzerain d'un grand nombre de fiefs. Les plus importants de ces fiefs possédaient leur maison seigneuriale, parfois fortifiée. Le système de fortification était des plus simples. A l'origine, et à une date indéterminée sur laquelle les historiens divergent, les seigneurs édifièrent des "mottes". On commençait par creuser un large et profond fossé, généralement circulaire, dont on rejetait la terre au centre. Sur la motte ainsi constituée, on édifia, au cours des siècles, une tour en bois, puis un donjon de pierres, protégés par des haies palissées, puis par une murailles. On s'installait, de préférence, près d'un ruisseau ou d'un bief afin d'inonder les fossés. Toutes ces constructions ont disparu, mais on en retrouve néanmoins la trace, par le relief encore persistant, par la toponymie cadastrale ou par la photographie aérienne.

Cussy proprement dit était le fief le plus important. Sa maison forte était en bordure Sud du Bourg, utilisant un relief naturel entre la D302 et un petit chemin allant directement du bourg au moulin de Cussy. On en voyait encore nettement la trace au XIXème siècle, mais tout a disparu, les fossés ont été comblés. Cependant, l'emplacement se nomme toujours "le Château" (ou "les Châteaux") sur les documents cadastraux. La forteresse fut probablement détruite en 1412, comme toutes celles des environs, au cours des batailles entre Armagnacs et Bourguignons. On trouve encore, près du château, un lieu nommé "Pélouri", c'est à dire pilori, en souvenir de la potence élevée sur une hauteur voisine par le seigneur haut justicier pour l'exécution des criminels. On rencontre un autre lieu-dit "le colombier" dont l'édification était un privilège de noblesse.

Après la disparition d'Hugues de Ternant, seigneur de Cussy en 1240, son fief fut repris directement par le seigneur de Roussillon. En 1271, Jean de Chatillon, seigneur de Roussillon, reprenait le fief du duc de Bourgogne. Cussy "et son marché", les villes (au sens de villages)d'Allies, Fretoy, Faye, Lavault (la Vallée), Maisières, la Forge, Loupoix (les Plats ?), Villefouchères, Collonges, Montloiron, Marey, Clou Augier, Vissemogé.

A partir du XIVème siècle, la seigneurie de Roussillon passa dans la famille de Chaugy, dont Cussy était le plus beau fleuron. Les habitants de Cussy furent affranchis en 1555, et purent alors se dire "francs bourgeois", comme ceux d'Autun. Ils jouissaient, moyennant une rente de cinq sous, du droit d'usage et de passage dans les forêts de la baronnie. Guy de Chaugy avait obtenu de Louis XIII la tenue de 5 foires à Cussy. Tous les sujets de la baronnie devaient y mener leur bétail à vendre et le seigneur percevait un droit sur chaque bête amenée. Le seigneur levait également une taxe sur les céréales qui se vendaient à la halle de Cussy, sur les étoffes, sur le pain ... Chaque habitant qui tuait une bête lui devait la langue. Il y avait également un gros marché le jeudi de chaque semaine. Cussy était encore le siège d'un bailliage dont la compétence s'étendait, outre Cussy, sur Anost, Blain (aujourd'hui Roussillon en Morvan) et Gien-sur-Cure. Le juge-châtelain était nommé par le seigneur de Roussillon.

D'autres fiefs ou arrière fiefs de Roussillon ont laissé des traces de leurs maisons seigneuriales sur Cussy. Le plus important est sans doute Marey. A la motte des premiers seigneurs de Marey, a succédé, à la fin du XVème siècle, une maison forte aujourd'hui menacée de ruine totale. Cette seigneurie de Marey et son château ont fait l'objet d'une étude exhaustive, dirigée par M. Parain avec M. Liger et publiée en 1999. La motte primitive n'est plus visible, mais selon les descriptions des lieux énoncées dans les reprises de fiefs, elle se trouvait près du carrefour du chemin allant de Marey actuel au Prey, avec le chemin allant du Prey à la Forge, sous une fontaine qui existe encore au nord de ce carrefour.

La Guenarde, (ou Gueunarde) à 1600 ou 1700 mètres au sud-est de Marey, avait aussi une motte, dont les vestiges ont disparu vers 1840, selon l'instituteur Rousselet. Sur un plan de 1784, on voit à la Guenarde un "Pré de la Mothe". On ignore par contre de quelle seigneurie elle était le siège. Le toponyme "Guenarde" désigne probablement, au féminin, le nom d'un propriétaire ancien des lieux. Une photo aérienne révèle une structure carrée pouvant correspondre à une construction disparue (J.Parain et G. Charleux).

Une motte se trouvait encore à 1200 mètres en aval de la Guenarde, le long du ruisseau, au hameau de Vignerux (autrefois Vigneroule ou Visigneroule ou Vignereux) (près du lieu-dit le Gué de la Belle). Selon l'abbé Doret, qui rédigea ses notes à la fin du XIXème siècle, on connaissait alors à Vignerux, l'existence d'un château dont il ne restait plus rien, et qui avait appartenu à Hugues de Ternant vers 1240. En 1396 vivait Jean de Vignerux, seigneur du lieu et en partie de Prangey.

L'abbé Baudiau nous apprend que Guillaume Gaudry, damoiseau, reconnaissait, en 1292, tenir en fief d'Odon de Roussillon la motte des Jours. Jean de Marey en était devenu seigneur en 1450.

Tout près des Jours, Villebeuf était aussi une seigneurie, tenue en 1296 par Agnès de Villebeuf, femme de Jehan Chaussin. Les Jours et Villebeuf étaient, en 1373, sous la même main, celle de Philippe de Champrobert. Y avait-il une maison seigneuriale ? On ne peut l'affirmer mais il existe, à l'état de section de 1827, un "Champ de la maison", dans la partie sud du hameau.

Une motte existait probablement à Maison Bourgoux dont le nom évoque peut-être un peuplement burgonde. On y rencontre, le long du ruisseau descendant à Vignerux, un "Pré de la motte", porté à l'état cadastral de 1827. Maison Bourgoux était une seigneurie : Lambert de Laval, châtelain de Roussillon pour le duc de Bourgogne en 1438, est dit seigneur de Fretoy et de Maison Bourgoux.

Montcimet, (autrefois Mont-Simelé) hameau bâti partie sur Anost et partie sur Cussy, le long de la voie romaine d'Autun à Orléans, avait, sur Cussy, sa maison seigneuriale et sa chapelle, dédiée à Saint Sébastien, avec une fontaine sainte et un cimetière. On peut penser que la maison seigneuriale se trouvait dans les parcelles proches de la chapelle, qui forment un ensemble quadrangulaire désaxé de l'ensemble des parcelles voisines, au plan de 1827.

Fretoy (autrefois Frestogum puis Frestrien ( = couvert de chaume) aurait eu également une maison seigneuriale et même quatre, si l'on en croit l'abbé Doret. Mais rien ne permet d'étayer cette hypothèse. Il est vrai que Fretoy forme un territoire très excentré de Cussy et inséré entre les communes de Lucenay, Sommant et Chissey, ce qui justifie probablement une certaine autonomie par rapport aux communautés voisines.

Allye ou Allies est encore un hameau partie sur Cussy et partie sur Sommant. Il appartenait, en 1263, à Guy Besor, chevalier, seigneur de Villarnout, à titre de franc alleu.

Faye (de Faye = le frêne) était un hameau limitrophe de Cussy et de Chissey. Il y avait à Faye un moulin, dont le souvenir ne demeure que dans le nom d'une terre "l'Ouche du Moulin", et une industrie autour du ruisseau des Fourneaux. On trouve des parcelles dites "les Fours", "les Fourneaux". Il devait s'agir pour l'essentiel de fours à chaux. On avait en effet près de Faye, le long du ruisseau des Fourneaux, une carrière de calcaire viséen de couleur grise, que l'on exploita jusqu'à une époque récente. C'était le seul gisement de calcaire exploitable dans la région. On en fit du marbre. Les bénitiers de la cathédrale d'Autun en proviendraient. Mais on l'exploita surtout pour faire de la chaux, d'où les fours et fourneaux voisins.

Montloiron (autrefois Mont-Lorion) au centre de la commune, était autrefois un hameau important. Il était célèbre par la culture des navets, lesquels, paraît-il, étaient les meilleurs de la région. A quelques centaines de mètres au nord de Montloiron, le long (côté est) de la route de Cussy à Gien (D 302), il y avait une fontaine dédiée à Saint Antoine. Elle avait été l'objet de dévotions, dès les temps les plus anciens. Elle fut détruite par l'élargissement de la route, au début du XXème siècle.

La Forge, comme son nom l'indique, a dû abriter autrefois un atelier de métallurgie à proximité de la mine de la Raie Creuse dès l'époque préhistorique. Ce hameau existait déjà sous ce nom en 1271.

Le Prey : hameau formé autour et au dessus de la motte citée ci-avant (Marey) et qui a précédé la maison seigneuriale de Marey.

Le " Champ de Chose" (ou les champs de Chasse), hameau aujourd'hui à peu près totalement abandonné, au pied nord de la Juge. Selon l'abbé Doret, "Chose" viendrait du latin "causa". Le Champ de Chose serait donc le champ du procès, ce qui le situe très à propos près de la Juge, mais ceci n'est probablement pas une coïncidence. La Juge est une hauteur au sommet de laquelle une large terrasse, entourée de vestiges d'enceinte. On y voyait un calvaire en bois, aujourd'hui démoli. A l'est de la Juge, dans l'étroite vallée du ruisseau du Grand Vernet, était un moulin (Moulin du Pic), défini "battoir à écorces" (mais également moulin à grain) au plan cadastral de 1827, dont les ruines se cachent sous une épaisse végétation.

Vismogey (autrefois Viseviroul, Visimogy, Vissugenne), comme la Forge et le Prey, existait en 1271 parmi les dépendances de Marey. Le toponyme formé sur vicus, est très ancien et dénote une occupation du haut Moyen Age. Vismogey devait être le nom commun à tous les hameaux installés dans cette clairière, au confluent de deux ruisseaux et formant un seul village.

Le Vernois (ou le Vernoy), ou le Verne, est le nom gaulois de l'aulne, arbuste des lieux humides, d'où vient celui du Grand Vernet, le ruisseau qui le traverse. Le Vernois donna son nom à de nombreuses familles qui émigrèrent dans les environs. Au dessus du Vernois, vers le nord-ouest, un ancien chemin de Cussy à Planchez prend la ligne de crêtes des Garchères. On voyait autrefois sur ces hauteurs des vestiges de construction en pierres, disent les anciens. Il existe toujours une parcelle dite "la Pierre" au cadastre de 1827. Dans le hameau existait très certainement un temple protestant. Lors de la révocation de l'édit de Nantes (en 1685), les protestants s'expatrièrent (exemple : famille Von Vernoy qui réside dans l'est de l'Allemagne).

 

Maires de Cussy-en-Morvan depuis 1895 :

 

Nom Prénom Début mandat Fin mandat
HOUZE Charles 08/12/1895 14/05/1904
BIGEARD Aristide 15/05/1904 26/11/1912
DUPREY Claude 27/11/1912 mobilisé en 1914 et remplacé par un conseiller remplissant les fonctions de Maire.
ALLIOT Simon 30/11/1919 22/10/1921
BONJEAN Antoine Edwige

23/10/1921

11/08/1928
HENNEGRAVE Joanny 12/08/1928 18/05/1929
FROPIER Jean-Marie 19/05/1929 22/12/1934
ROUSSELET Jean-Marie 23/12/1934 18/05/1935
BOURDEAU Claude 19/05/1935 11/04/1936
PITOIS Joseph 12/04/1936 25/10/1947
LAMU Albert 26/10/1947 27/07/1963
DUPREY Claudius 28/07/1963 14/04/1973
LAVESVRE Claude 15/04/1973 19/03/1977
GAUDILLOT Jean 20/03/1977 17/03/2001
VERDIER Guy-François 18/03/2001  

Anciens Curés : M. l'Abbé François Emorine, M. l'Abbé PETIT, M. l'Abbé PERRAUDIN, M. l'Abbé GARNIER

Recensement de 1968 : 672 habitants

Recensement de 1999 : 471 habitants

Recensement de 2007 : 472 habitants + environ 350 résidents secondaires français et étrangers (Néerlandais, Britanniques, Américains, Polonais, Suisse, Allemands ...)